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Notre vision des marchés financiers – Décembre 2025

Les marchés boursiers ont affiché une nouvelle progression soutenue au cours du quatrième trimestre 2025, malgré la persistance d'incertitudes géopolitiques et économiques. Les marchés européens se sont distingués par une performance robuste, soutenue par des valorisations plus attrayantes, des perspectives de croissance améliorées et une inflation en baisse. Les marchés émergents ont également enregistré des gains nets, portés par un regain d'intérêt de la part des investisseurs internationaux. Les actions américaines, quant à elles, ont réalisé un rendement plus modeste. 

Sur les marchés obligataires, de légers gains ont été enregistrés grâce à la stabilisation des taux à long terme. Le dollar américain a globalement peu évolué, tandis que les métaux précieux ont poursuivi leur tendance haussière.

Commentaire de marché: Gestion Discrétionnaire

Les tensions politiques et les actualités négatives, notamment un shutdown exceptionnellement long de l'administration fédérale américaine et plusieurs vagues de licenciements au sein de grandes entreprises, ont limité le gain trimestriel de l'indice S&P 500 à 2,4 % en euros. La politique monétaire a constitué un pilier de soutien majeur pour les marchés : 

  • Réserve Fédérale (Fed): Grâce au refroidissement continu de l'inflation, la Fed a réduit ses taux directeurs de 25 points de base en octobre, puis en décembre, fixant les taux à court terme dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 % fin 2025. 
  • Inflation: Ces décisions ont été saluées par les marchés, l'inflation étant retombée à environ 2,7 % sur une base annuelle en novembre. La Fed reste toutefois vigilante face aux risques de pressions inflationnistes renouvelées, liées au climat géopolitique incertain et à l'impact potentiellement différé des tarifs douaniers. 


Les indicateurs PMI aux États-Unis ont présenté un tableau contrasté mais stable fin 2025. Le secteur des services est resté en expansion, tandis que l'activité industrielle a oscillé autour du seuil entre croissance et contraction, signalant un essoufflement graduel de l'économie sans signe clair de récession. Si les secteurs de la technologie et des services de communication sont restés en tête, la participation du marché s'est élargie en fin d'année vers des secteurs cycliques et défensifs tels que l'industrie, la finance et la santé.

 

Europe: Des sommets historiques 
Les marchés boursiers européens ont connu un excellent quatrième trimestre. L'indice large Stoxx Europe 600 a atteint des niveaux records, progressant de 6 %. Cette performance a été portée par: 

  1. Des valorisations attrayantes par rapport aux États-Unis. 
  2. Un repositionnement des investisseurs délaissant les valeurs technologiques américaines coûteuses. 
  3. Une révision à la hausse des prévisions de croissance de la BCE (de 1,2 % à 1,4 % pour 2025), sur fond d'inflation en baisse (2 % en Allemagne en décembre). 


Marchés Émergents: Un sentiment positif 
L'indice MSCI Emerging Markets a clôturé le trimestre en hausse de près de 4,5 % en euros. Ce dynamisme s'explique par la stabilité du dollar et l'espoir de nouvelles baisses de taux de la Fed. En Asie, les marchés technologiques (Corée du Sud, Taïwan) ont mené la danse grâce à la demande de semi-conducteurs et d'IA. À l'inverse, l'indice MSCI China a reculé de plus de 7 % en euros, suite à des prises de bénéfices et aux incertitudes persistantes dans le secteur immobilier. 

Obligations: Stabilisation des taux 
Presque tous les segments obligataires ont réalisé un rendement légèrement positif, principalement soutenu par les revenus de coupons. La courbe des taux américains s'est pentifiée. Les obligations des marchés émergents en monnaie locale ont été l'exception notable, progressant de plus de 2 % en euros au dernier trimestre, attirant les investisseurs grâce à des taux réels attractifs. 

Gestion discrétionnaire avec fonds et ETF – Environnement économique 2026 

L'économie mondiale continuera de croître en 2026, mais à un rythme nettement plus lent que les années précédentes, avec une croissance attendue d'environ 3 %. 

  • Pays développés : Croissance stagnante autour de 1,5 %. 
  • Pays émergents : Principaux moteurs avec plus de 4 % de croissance. 
  • Inflation : Poursuite de la baisse, passant de 4,2 % en 2025 à une fourchette de 3 % à 3,5 % en 2026. 
     

États-Unis: Un dynamisme retrouvé 
L'économie américaine devrait regagner en vigueur avec une croissance prévue entre 2 % et 2,5 %, portée par la consommation des ménages et les investissements massifs dans l'IA. La Fed devrait toutefois rester prudente, l'inflation (prévue entre 2,5 % et 2,8 %) restant supérieure à l'objectif de 2 %. 

Zone Euro: Une reprise graduelle 
L'activité devrait s'accélérer progressivement avec une croissance estimée entre 1 % et 1,5 %. La consommation sera soutenue par un pouvoir d'achat renforcé et des investissements publics (notamment en Allemagne pour les infrastructures et la défense). L'inflation moyenne est attendue entre 1,6 % et 1,9 %. 

Philippe Mahieu, CFA. En tant qu'administrateur délégué, Philippe est responsable de la politique d'investissement chez FinFactor. Il est professeur invité en allocation d'actifs et gestion de portefeuille à l'EHSAL Management School. Il a également été le fondateur et membre du jury de la formation "Investment Management" au sein de la Private Banking Association – Febelfin Academy.